20.10.2007

road

La route en chiffres Selon l'Union des syndicats de l'industrie routière française (Usirf), voici comment se compose le réseau français (en 2005) : - 10 492 km d'autoroutes et voies assimilées,

- 25 730 km de routes nationales, 

 - 365 000 km de routes départementales,

- 550 000 km de routes communales.

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 Au total, le patrimoine routier, en valeur de reconstruction à neuf, est évalué, en 1998, à près de 180 milliards d'euros TTC (90 milliards d'euros pour les autoroutes et 88 milliards pour les routes nationales - Source MELTT). La Direction des routes estime les coûts d'entretien du réseau non concédé à :

- 1,6 €/m2 pour les voies rapides urbaines,

 - 1,2 €/m2 pour les voies à caractère autoroutier,

 - 0,7 €/m2 pour les routes nationales de liaison,

 - 0,6 €/m2 pour les routes nationales ordinaires,

- 0,8 €/m2 pour les autres grandes liaisons.

http://www.01men.com/editorial/344482/enquete/bitume-des-...

 

 

Armes d'autodestruction

LES METAUX

Les plus toxiques pour l'environnement sont le mercure, le cadmium, le plomb, le zinc, le cuivre, le nickel, l’argent. Les sources de contamination sont multiples : les activités minières, la sidérurgie, le transport (plomb). On les retrouve dans les piles (600 millions/an), les batteries, comme adjuvants dans les peintures et colorants, ainsi que dans les engrais phosphorés (cadmium).

Les hydrocarbures

Les hydrocarbures que l'on retrouve dans les pétroles bruts (la base de notre consommation énergétique est estimée à environ 86 millions de tonnes/an) et les produits raffinés sont utilisés comme carburants (essences, kérosènes, fuels domestiques, fuels lourds, etc.) et produits de base de la synthèse organique industrielle. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui résultent de la combustion incomplète des produits pétroliers, sont les plus préoccupants pour les milieux aquatiques. Les émissions dans l'atmosphère d’HAP sont estimées, au niveau national, à 3 500 t/an.

Les pesticides

Les pesticides ou produits phytopharmaceutiques recouvrent principalement les herbicides, les fongicides et les insecticides. Ils incorporent quelques 900 matières actives. Ces produits sont essentiellement issus de la synthèse organique bien que l'on retrouve certains produits minéraux comme le soufre ou le sulfate de cuivre (bouillie bordelaise). Plus de 85 000 t sont épandues chaque année par les agriculteurs, mais aussi par les gestionnaires d’infrastructures routières (DDE, Société d'autoroutes) et ferroviaires (SNCF), ainsi que par les particuliers.

 

 http://www.ifremer.fr/envlit/documentation/dossiers/pollu...

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_834_polluti...

 

10.04.2007

décibel

medium_ImgSilence.jpgAlice Debonnet-Lambert, directrice du Centre d'Information et de Documentation sur le Bruit "Nous avons bien avancé, mais il faut maintenant agir et cela nécessite de l'argent et une réelle volonté politique" : Alice Debonnet-Lambert dresse le bilan des dix ans de la loi "anti-bruit" et souligne "le coût social énorme" qu'engendrent les nuisances dues au bruit.

 Quelle est la définition du bruit ? Alice Debonnet-Lambert : C'est un phénomène physique qui engendre une sensation considérée comme gênante ou désagréable. Il se mesure, alors que sa perception est une sensation individuelle et subjective. Au travail, une activité est considérée comme dangereuse pour la santé si elle subit une exposition prolongée de plus de 85 décibels. Le bruit est en tête des nuisances pour les Français et pourtant les pouvoirs publics ne s'y attèlent guère.

 Pourquoi ? A. D-L. : Le gouvernement a fait voter une loi sur le bruit en 1992. C'est l'ossature de l'action réglementaire. De nombreux décrets ont été publiés et continuent d'être publiés. Nous disposons d'un arsenal bien complet en France. Certes, il manque encore des décrets sur les activités commerciales, garages, restaurants, laveries. Il n'existe pas encore de réglementation pour ces secteurs mais cela va venir. Il manque aussi des affichages sur les appareils électroménagers bruyants.

 Quel est le bilan des dix ans de la loi ? A. D-L. : Nous avons bien avancé, mais il faut maintenant agir et cela nécessite de l'argent et une réelle volonté politique. Le problème avec cette pollution, c'est que la définition même du bruit et sa perception sont différentes selon les personnes. Un maire va pouvoir changer les revêtements routiers ou insonoriser les façades, et dépenser des sommes folles. Pourtant il risque de ne pas obtenir pleine satisfaction. Il y a une vraie demande sociale. Angers, ville pilote dans la lutte anti-bruit, a même engagé un psychologue ! Il y a une dimension culturelle, sociologique et psychologique du bruit, au-delà même des techniques et des réglementations. Une personne qui n'a pas vécu des troubles dus aux bruits ne se rend pas forcément compte des impacts sur la santé. D'ailleurs, il n'y a jamais eu d'étude épidémiologique sur le sujet, pourtant cela représente un coût social énorme : troubles du sommeil, dépression, retards à l'école, tranquillisants... Le ministère en charge de l'environnement a toujours des causes plus spectaculaires à résoudre : AZF à Toulouse, inondations, marées noires... Cela recule toujours l'échelle du risque du bruit, qui en définitive n'est pas pris au sérieux. L'Europe va finalement obliger la France à dynamiser sa politique de lutte contre les nuisances sonores avec la création des cartes du bruit.

 Concrètement, comment cela va se passer ? A. D-L. : Cela va nous obliger à passer à la vitesse supérieure. Les villes vont être contraintes à remettre des cartes du bruit et à prendre également des mesures près des voiries trop bruyantes. Désormais par exemple à Paris, vous pouvez connaître quartier par quartier, le niveau de bruit de votre immeuble. Pour louer ou acheter cela aide à la décision ! Propos recueillis par Bathilde Debeaupte (avril 2003).