20.10.2007

Armes d'autodestruction

LES METAUX

Les plus toxiques pour l'environnement sont le mercure, le cadmium, le plomb, le zinc, le cuivre, le nickel, l’argent. Les sources de contamination sont multiples : les activités minières, la sidérurgie, le transport (plomb). On les retrouve dans les piles (600 millions/an), les batteries, comme adjuvants dans les peintures et colorants, ainsi que dans les engrais phosphorés (cadmium).

Les hydrocarbures

Les hydrocarbures que l'on retrouve dans les pétroles bruts (la base de notre consommation énergétique est estimée à environ 86 millions de tonnes/an) et les produits raffinés sont utilisés comme carburants (essences, kérosènes, fuels domestiques, fuels lourds, etc.) et produits de base de la synthèse organique industrielle. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui résultent de la combustion incomplète des produits pétroliers, sont les plus préoccupants pour les milieux aquatiques. Les émissions dans l'atmosphère d’HAP sont estimées, au niveau national, à 3 500 t/an.

Les pesticides

Les pesticides ou produits phytopharmaceutiques recouvrent principalement les herbicides, les fongicides et les insecticides. Ils incorporent quelques 900 matières actives. Ces produits sont essentiellement issus de la synthèse organique bien que l'on retrouve certains produits minéraux comme le soufre ou le sulfate de cuivre (bouillie bordelaise). Plus de 85 000 t sont épandues chaque année par les agriculteurs, mais aussi par les gestionnaires d’infrastructures routières (DDE, Société d'autoroutes) et ferroviaires (SNCF), ainsi que par les particuliers.

 

 http://www.ifremer.fr/envlit/documentation/dossiers/pollu...

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_834_polluti...

 

10.02.2007

crimes légaux

Si, pour les falsificateurs et les négateurs, ni les fours crématoires ni les chambres à gaz n'ont jamais existé,

Si, pour Le Pen, l'existence des chambres à gaz n'est qu'un "détail" de l'histoire,

Fallait-il ce récit pour prouver le contraire ?


-G.AVRAN-
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Nous étions sept enfants, dont une seule fille. J'étais le sixième, inséparable du plus jeune, qui s'appelait Bernard. Une famille unie, de banale bourgeoisie, installée dans la banlieue parisienne, à Chaville de 1927 à 1937, puis à Garches jusqu'en 1940.

Nous étions sept enfants. A l'abri, comme tant d'autres à l'époque, du monde des grands. Et soudain, ce fut le tocsin. Il retentit alors que nous nous promenions, quatre des plus jeunes, avec nos parents dans le parc de Garches. On nous expliqua que c'était la guerre mais, bien entendu, nous ne nous rendions pas compte que tout basculait...lire la suite du récit sur
http://www.contreloubli.ch/imprimer.html

exploser

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http://www.rit.edu/~andpph/                                                  photographies scientifiques de andrew Davidhazy.

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expérience Milgram

"La soumission à l’autorité" de Stanley Milgram


 

[extraits de Des hommes ordinaires, Christopher Browning, éd. 10/18, pages 225 ...]

En une série d’expériences devenues célèbres, Stanley Milgram [1] a testé la capacité de l’individu à résister à l’autorité, lorsque celle-ci n’est soutenue par aucune menace coercitive extérieure. Dans le cadre d’une prétendue expérience scientifique, des volontaires « naïfs » ont été chargés par une « autorité scientifique » d’infliger une, série de chocs électriques simulés d’intensité croissante à un acteur/victime qui réagissait par une « voix de rétroaction » soigneusement programmée - une série, d’intensité croissante elle aussi, de plaintes, cris de douleur, appels à l’aide, silence fatal enfin. Dans l’expérience standard, les deux tiers des sujets furent « obéissants » au point d’infliger la douleur extrême.

Des variations introduites dans l’expérience ont produit des résultats significativement différents. Si l’acteur/victime était isolé de manière que sa réaction ne pût être vue ni entendue du sujet, l’obéissance de celui-ci était bien plus grande. Si le sujet voyait et entendait la soi-disant victime, l’acquiescement à l’extrême douleur tombait à 40 %. Si le sujet devait la toucher pour la forcer à poser sa main sur la plaque électrique censée envoyer les chocs, le taux d’obéissance tombait à 30 %. Si un personnage non investi de l’autorité donnait les ordres, l’obéissance était nulle. Si le sujet accomplissait une tâche accessoire, sans qu’il eût à infliger personnellement les chocs électriques, l’obéissance était presque totale. A l’inverse, si le sujet faisait partie d’un groupe d’acteurs qui mettait en scène un plan soigneusement monté de se rebeller contre l’autorité, la vaste majorité des sujets (90 %) se joignaient à « leur » groupe et cessaient également d’obéir. Si le niveau des chocs à administrer était laissé à la totale discrétion du sujet, tous, sauf une poignée de sadiques, infligeaient le choc minimal. Lorsqu’ils ne se trouvaient pas sous la surveillance directe du scientifique, beaucoup de sujets « trichaient » en envoyant des chocs de moindre intensité prévu, même s’ils se montraient par ailleurs incapables d’affronter l’autorité et d’abandonner l’expérience.

Comment expliquer un niveau aussi étonnamment élevé d’obéissance potentiellement meurtrière à une autorité coercitive ? Milgram a avancé une série de facteurs. Un préjugé évolutionniste privilégie la survie de gens capables de s’adapter à des situations hiérarchiques et à une activité sociale organisée. La socialisation par la famille, l’école et le service militaire, ainsi que tout un dispositif social de récompenses et de châtiments, fixent et renforcent la tendance à l’obéissance. L’entrée apparemment volontaire dans un système d’autorité « perçu » comme légitime produit un sentiment fort d’obligation.

[...] Les concepts de « loyauté, devoir, discipline » deviennent des impératifs moraux qui annihilent toute identification avec la victime. Des individus normaux se muent en simples « agents » de la volonté d’autrui. En un « état instrumental » de ce genre, ils ne se sentent plus personnellement responsables du contenu de leurs actions, mais uniquement de la manière dont ils les exécutent.[...]

Milgram met explicitement en parallèle les comportements révélés par son expérience et ceux qui se sont manifestés sous le régime nazi. « Les humains, conclut-il, sont menés au meurtre sans grande difficulté. » Il est toutefois conscient de tout ce que les deux situations de significativement différent. Il convient que les sujets de ses expériences étaient assurés qu’aucun dommage physique permanent ne résulterait de leurs actes. Les sujets eux-mêmes n’agissaient pas sous la menace. Enfin les acteurs/victimes ne faisaient pas l’objet d’une « dévaluation intense » à travers l’endoctrinement systématique des sujets. Les tueurs du Troisième Reich, eux, vivaient un État policier où les conséquences de la désobéissance risquaient d’être dramatiques, et ils étaient soumis à un endoctrinement intensif ; en revanche, ils savaient aussi qu’ils ne faisaient pas seulement souffrir, mais qu’ils détruisaient des vies humaines.

Notes

[1] Stanley Milgram : auteur de La soumission à l’autorité, éd. Calmann-Lévy, 1974.

suicide

 

Suicide, mode d’emploi, ouvrage litéraire intrdit s’inscrivait, non seulement dans une tradition libertaire - l’anarchiste Paul Robin a publié en 1901 une brochure intitulée Technique du suicide - mais aussi dans la logique des combats menés dans les années 70 du vingtième siècle autour des droits des malades, du droit à disposer et à jouir de son corps, du droit à la contraception et à l’avortement. 

HANEKE

On a dit que Haneke se rapprochait de Robert Bresson, c'est peut-être vrai mais il me semble qu'il y a aussi du Kubrick dans cette tentative de comprendre l'irrationnel, l'inhumain de l'humain.  Haneke dresse un état des lieux de cette société du spectacle et de l'information ou plus personne n'entend la voix de l'autre, ou plus personne n'écoute l'autre, même pas lui-même. Les atomes qui tiennent lieu d'individus soumis à une loi et une logique qui leur échappent complètement se retrouvent lancés au hasard pour finir brutalement leur course dans une banque sans que quiconque ait pu arrêté et comprendre cet engrenage macabre. Angoissant constat. La suite http://yrol.free.fr/CINEMA/HANEKE/haneke.htm